Mais si on se pince pour vérifier que ce n’est pas un cauchemar et que ce n’est que pour quelques jours, et bien Napoli peut aussi nous montrer ses plus beaux jupons. Car la ville est célèbre pour son patrimoine et ses monuments. Le centre historique de Naples (avec ses fontaines, vestiges antiques, palais et plus de mille églises) est le deuxième plus grand centre-ville inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO après Bordeaux (France).
Nous y sommes pour 3 nuitées seulement, alors profitons-en pleinement surtout que nous logeons dans le centre historique. Mais attention, centre historique en napolitain ne veut pas nécessairement dire tout beau et tout léché pour les touristes… non ici les gens ne l’ont pas déserté, ils y vivent encore et ce sont eux qui ont le contrôle de la vie qui bat à 500 milles à l’heure (comme le chantait Ferland) dans ce dédale de petites rues, ruelles et allées pavées de vieilles pierres volcaniques usées par les siècles de vie trépidante.
Nous avons logé dans un quartier de la vieille ville… en plein au milieu de l’action. Petit appartement au rez-de-chaussée dans une cour intérieure entourée d’appartements sur 4 étages. Pour s’y rendre, on devait emprunter une petite ruelle sombre et sale au bout de laquelle une immense porte en bois massif fermait la cour intérieure. On y entrait par une toute petite porte. Nous nous sommes habitués à la ruelle et une fois rendus dans la cour intérieure, on se sentait comme sur un petit îlot de paix et de quiétude!
Quoi de mieux pour inaugurer notre arrivée à Napoli, qu’une vraie pizza napolitaine. Après tout Naples est la capitale mondiale de la vraie pizza! Le hasard de nos déambulations nous entraîne jusqu’à la célèbre pizzeria Da Michele qui a pignon sur rue depuis 1870. La formule est simple, 4 choix de pizzas (toutes au même prix 6€) et 8 choix de breuvages, c’est tout!
Le lendemain, réveil au petit matin. On a un train à prendre pour se rendre sur le site de Pompéi. On se pointe à la gare une bonne heure avant le départ. Petit mais sublime cappuccino pour se faire plaisir. 8:00, pas d’annonce pour l’embarquement. En fait depuis que l’on est arrivé aucun train en gare n’est parti… c’est louche. La foule commence à s’agiter. On accroche par la manche un employé de la compagnie de train pour savoir ce qui se passe. Il nous dit qu’aucun train ne partira tant que le remplacement des extincteurs ne sera pas complété dans les trains… Et combien de temps estime-t-on, demandons-nous le plus naïvement possible. « Non lo so » et du même souffle nous conseille de prendre l’autobus (qui met une heure et demie pour se rendre à Pompéi) ou un taxi… Voilà qui mit fin à notre excursion à Pompéi! Pour ce qui est du remboursement des billets de train et d’entrée au site, nada! Aucun remboursement possible…
Changement de programme… visite à pied de la ville de Napoli.
Duomo di Napoli (fin XIIIe siècle)
Musée d’archéologie national de Napoli
Un musée principalement consacré à l'antiquité classique qui rassemble une des plus riches collections gréco-romaines existant au monde. Il est considéré comme l'un des plus importants musées archéologiques du monde, voire le plus important en termes d'histoire romaine. La richesse des collections est due aux fouilles des villes ensevelies de Pompéi et Herculanum et aux antiquités gréco-romaines de la collection Farnèse, qui constituent le noyau de la collection. Juste pour cet impressionnant musée, Napoli vaut la peine que l’on s’y arrête. C’est absolument bouleversant et fascinant de voir tous les artefacts, statues et même des sections de planchers et de murs qui ont été récupérés lors des nombreuses fouilles archéologiques à Pompéi! Comment ces pièces ont été préservées de la détérioration enfouies pendant presque 2000 ans sous les cendres et les ponces. La richesse et la créativité avec laquelle ils ont créé tous ces éléments décoratifs. Nous y avons passé 3 heures inoubliables.
Pompéi
En l’an 79, le Vésuve entre en éruption. Très destructrice, l'éruption a enseveli sous les éjectas volcaniques un certain nombre de localités de la Campanie antique situées autour du volcan dans la baie de Naples, parmi lesquelles Pompéi et Herculanum. L'éruption dura 18 heures. Elle commença dans la matinée du 24 octobre. Dès le début de l’éruption, une nuée ardente (coulée pyroclastique, température des gaz entre 300 et 500 degrés C) a dévalé à grande vitesse les pentes du Vésuve et a complètement englouti la ville de Pompéi. En une quinzaine de minutes tous les habitants de la cité qui étaient à l’extérieur moururent par asphyxie. Plusieurs indices montrent en outre que des résidents ne sont pas morts en inhalant des cendres ou en raison de la chaleur extrême. Ils ont notamment été retrouvés au-dessus (et non en dessous) des lapilli de pierre ponce, ces petits fragments de roche volcanique qui ont été expulsés lors de l'éruption et sont retombés sur les zones environnantes sous forme de "pluie", recouvrant le paysage. Il est donc probable qu'ils aient survécu à la première phase de l'évènement, mais ont été ensuite ensevelis par les murs s'étant effondrés pendant la "pause" avant l'arrivée des coulées pyroclastiques. Au moment de l’éruption, on estime la population entre 7500 et 13 500 habitants.
Nous persévérons et décidons d’aller visiter Pompéi le lendemain avec une navette touristique. Nous arrivons tôt sur le site et sommes les premiers visiteurs à franchir la guérite. Quel plaisir de découvrir Pompéi sans une nuée de touristes!
Parmi les nombreux bâtiments que nous avons visités, il y avait l’amphithéâtre. Bâti au Ie siècle av. J.C., il pouvait accueillir environ 12 000 spectateurs et est, à ce jour, un des plus vieux amphithéâtres romains qui ait survécu aux aléas du temps.
C’est aussi l’endroit où Pink Floyd a enregistré son célèbre album « Live at Pompei » en 1972. Une prestation mythique, historique dans le panthéon de la musique progressive.































































































































































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